Et me voilà de retour de Beaubourg, sorti du bain volcanique de l'expo L.A. 1955-1985, naissance d'une capitale artistique.
Effectivement en pénétrant progressivement les galeries, c'est bien à une naissance qu'on assiste avec tout ce qu'elle peut avoir de bouillonnant, d'impétueux, d'incontrôlable, de complexe, s'affranchissant de tous les codes établis.
Alors, c'est un peu estomaqué, qu'on aborde les mutations récurrentes et accélérées de cette scène artistique. Passant en quelques années du pop art personnalisé à l'art conceptuel et aux performances des seventies, pour aboutir aux courants de contre-culture des années 80. Et tout est matière à créer et expérimenter : peinture, installations, dessin, sculpture, video, perform-art.
Tout au long de l'expo, on sent l'intensité des courants, l'énergie créatrice brutale et provocante. Rien qui ne laissera indifférent. Et des oeuvres qui permettent de croiser les regards d'artistes parfois inconnus nourrissant notre compression des sources d'influence des milieux artistiques californiens d'aujourd'hui.
Parmi d'autres, voici quelques oeuvres qui m'ont marqué :
Les installations de James Turrell ou ses réflexions sur la lumière de L.A. Dispositifs intriguants, traitements symboliques.
Les performances de Chris Burden, n'hésitant pas à se faire tirer dans le bras par un ami, ou à se crucifier sur sa Coccinelle. Spectalculaire et dérangeant. Pas si loin d'un Dirty Sanchez intellectuel!
Kiss/Panic de John Baldessari. Les images parlent d'elles-mêmes! Egalement une video d'art conceptuel Teaching a plant the alphabet vaut vraiment le détour.
Sunbather de David Hockney, belle illustration du pop art californien rejetant l'imagerie commerciale.
En conclusion, une exposition à ne manquer sous aucun prétexte.
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