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Asia, le ventre de l'ange

Je vous ai rencontré en 1999 au New Rose Hotel. Je ne l'ai jamais quitté depuis.

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26 mai 2007 dans Cinéma, Correspondance, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Remembering Jennifer Charles

Jennifer,

je ne me suis jamais vraiment remis de notre rencontre parisienne au Café de la Danse. C'était votre anniversaire, et vous êtes apparue aérienne et douce,  enchassée dans une robe noire, au milieu de mille pétales de rose.

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Votre poésie et votre érudition sont à l'image  de votre allure ébène vénéneuse. En voix chaude et veloutée, vous chantez Les Amours Perdus comme personne. Alors Champs-Elysées ou panthère, je n'ai de cesse de recroiser votre ensorcelante sensualité.

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07 mai 2006 dans Correspondance | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Vestige du jour

Monsieur Toc,

dans la nuit, j'ai trouvé Kafka endormi sous ma peau. Le souffle des chevaux, que les nuages dispersent.

Connaissez-vous un à un les tués ?

Qu'un bal m'attire vers Paris. Que naisse sous les arbres, que naisse sous la pluie, contrefait parnassien.

03 mai 2006 dans Correspondance, Divagation | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

A corps et à raison

Monsieur Toc,

Beaut_monstres_1 comme promis, je remonte aux affluents de vos doutes, à la source de vos craintes envers les regards extérieurs sur votre corps mutilé.

Accueillez les pluies violentes et chassez les peurs qui vous rongent, vous êtes les commencements, vous êtes les fins. Vous êtes forme et possibles, une étendue d'idées et de femme.

Les dogmes de notre société ne doivent point faire oublier la beauté de l'anormalité. Des courbes inhabituelles, des muscles pathologiques, des chairs déroutantes peuvent accoucher de corps absolument envoutants. Membranes, poils, peau, tellement de textures qui, sous un certain aspect, sont grossières...mais qui, quand on les isole et qu'on les considère de façon abstraite, deviennent si belles.

Beaut_monstres_2_1 Beaut_monstres_3_2

Nulle malédiction, aux élections des miroirs, vous serez élu maître des jours. Les amants ont un seul visage et en votre sang est la chanson du grenadier en fleur.

22 avril 2006 dans Correspondance | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Faux semblant

Est-il une carte pour les dialogues ? Une forme de blessure nouvelle ? Est-il une pluie sur les chevaux ? Un chant de différence au coeur des cités noires ? Ou encore un consoleur de colombines ?

Monsieur Toc, votre visage m'est inconnu. Plus que cela, il m'intrigue. j'ose une esquisse en forme de portrait, corollaire de vagues descriptions chuchotées.

Tete_de_poupee

Etrange tête solitaire, objet nu étouffé sous l'étoffe de chaque nuit, je vous pense chargé d'un lourd passé et à la recherche du bonheur. Mais le sombre sang coule dans vos rêves, l'impatience vous agite. Faux semblant terrifiant, vous séchez les larmes, restez discret sur votre exitence et gigotez dans une torpeur schizophrénique.

Icone déchue, assoiffée de désir, je délivrerai sans doute une vision cinématographique de votre personne. En attendant, j'espère enfin votre signature en commentaires des posts de ce blog, comme une voix nouvelle où votre partie féminine s'exprimerait en musique et en silence. Une plume inconnue et intriguante. Une voix dont je ne pourrai me lasser.

07 avril 2006 dans Correspondance | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)