Le ciel est sur une pierre, un exil. L’écho est sur les prairies, rien que l’écho.
Une trêve de coquelicots s’étend sur la plaine comme pour cacher les morts. Alors que les chevaux s’attardent sur la colline en compagnie du vent, j’ai demeuré longtemps face à ce ciel n’aimant que ce que j’avais perdu.
Mais finalement de mon cœur ils n’ont dérobé que les mots. Maintenant l’écho est dans les nuits et je recense les étoiles sur ma poitrine. L’escorte d’espérance a préparé pour mes rêves, les boutons de fleurs qui préviennent du sommeil.
Je sais que d’ici peu, mon cœur saignera sous les arbres. Une herbe nouvelle poussera alors sur mon sang et le tien. Nous ne serons plus nous-mêmes et les autres ne seront plus les autres. Nous ne trouverons personne.
Je resterai à cueillir l’herbe et la tendresse car au final, j’aspire, tel un poète en fleurs, à tenir tête mille ans et mourir finalement sous le joug de l’orage.
Et tant mieux si les rêves ont toujours raison de moi.










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