Je quitte pronctuellement les débats culturels, pour évoquer ma soirée d'hier.
Dîner pro au Pershing Hall en plein coeur du triangle d'or elyséen. La belle
architecture signée Andrée Putman, le confortable patio clos par un un surprenant mur végétal et la classieuse déco kitsh-seventies me font oublier un instant ma méfiance envers ces restos-bars-lounge avec leur côté chic-tendance épuisant.
Enfoncé dans mon canapé, je profite d'un confortable point d'observation sur l'agitation de toute la ménagerie des beautiful people qui s'affèrent autour des plats de fusion food. Sous une légère bruine d'acid-jazz pas trop envahissante, de gentils "Kens" gèrent l'avancée des plats avec efficacité.
La nourriture est globalement correcte, même si souvent déjà-vu. Seul petit ovni, le "mojito façon pershing" pris en dessert, association originale de textures et de goûts, mais tout de même loin de la grande cuisine.
Soirée somme toute sympathique grâce à mes quatre compères de tablée, mais
l'endroit reste surtout d'un rapport qualité-prix particulièrement salé (150E par tête avec apéro et dijo). Pas de retour prévu, surtout en privé.
Après minuit, dernier mojito dans un bar proche dont le nom ne méritait pas d'être retenu, vient définitivement freiner les aspirations à la dérive et précipite le retour au bercail. Route back home avec quelque chose d'inachevé en tête. Mais le quartier "m'as-tu-vu" reste pour moi difficilement compatible à l'échappée belle.
On reessayera. Bientôt. Ailleurs.
Les commentaires récents