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Lacrima christi

Dsc01092  Petit plaisir de fin de semaine en savourant au crépuscule un Lacrima Christi del Vesuvio.

Je vous recommande ce vin italien, si vif et impétueux qu'on le croirait directement sorti du Vésuve lui-même. Chargé de parfums de fruits rouges et d'épices, ce vin sec, complexe et corsé est le compagnon idéal de la merveilleuse cuisine de son pays.

Une légende raconte que Satan, chassé du Paradis, tomba dans la baie de Naples en entraînant avec lui un morceau de ciel. Naples et sa région devinrent "le Paradis habité par les démons". Voyant ce triste spectacle, le Christ pleura et ses larmes se posèrent justement sur les coteaux du Vésuve où la vigne commença à prosperer pour donner un nectar divin.

09 septembre 2006 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Dans l'Enclos breton

Hasard des rencontres.

Au détour d'un Brest-Quimper, découverte d'une pépite bretonne aux abords du calvaire de Pleyben.

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La Crêperie de l'Enclos, malgré ses airs modestes, n'a rien à voir avec les traditionnels massacreurs de galettes que l'on trouve à foison dans la région.

Creperie L'accueil du patron est déjà un plaisir en soi. Un homme qui vous conseille et vous raconte avec gourmandise ses recettes plus originales les unes que les autres. La carte ensuite. On la garde près de soi tout au long du repas comme un livre précieux, une encyclopédie de la crêpe. Elle regorge de mille et une propositions d'évasion mariant fruits, fleurs et végétaux avec les viandes de la région.

Enfin les plats à proprement parlé. Pour ma part, ce fut crêpe aux cèpes puis crêpe aux tripes (la recommandation du patron - un délice mariné pendant 8 heures). Et en dessert, crêpe compotée de bananes et  glace à la truffe. Surprenant et suculent.

Pour accompagner tous ces mets, pas moins que le cidre de la garden party de l'Elysée, donc le meilleur du monde!

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08 juillet 2006 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Déjeuner en paix

En ce dimanche matin, la grisaille persistante m'aspire vers la Foire de Paris.

Foire_paris Le côté big bazar et bonimenteur n'est franchement pas mon truc. Alors quittant la foule des grands jours, je trouve mon petit bonheur au stand du Quercy. 11H00. Le chef me mitonne un sandwich foie gras poêlé sauce aux truffes. Accompagné d'un Cahors de bonne facture, me voilà l'âme et le corps apaisé. Demain j'irai me réconcilier à Beaubourg...

07 mai 2006 dans Actualité, Divagation, Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Double étoile

A l'heure des jambons beurre et des macchiatos de brasserie, Rostang_resto_1me voilà projeté dans un luxueux décor de boiseries et d'objets en cristal de Lalique. Des salons s'enchainent en séduction et intimité.

Autour d'un accueil et d'un service irreprochable, survient un inoubliable foie gras chaud de canard rôti d'une fine croute de sésame dorée. Avec fruits du mendiant, cerfeuil tubéreux et jus mousseux de racines oubliées.

Si le plat fait de la résistance à mon égard, un nouveau ravissement survient au détour d'un original dessert de jeunes fraises légèrement poélées.

Dans la constellation parisienne, très beau 2 étoiles pour un déjeuner d'affaires. Restera à compléter les sens, un soir, une autre saison, et parvenir aux trésors des lieux, la truffe et une cave exceptionnelle.

Truffe

Pour en savoir plus : Michel Rostang

17 mars 2006 dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0)

Digression noctambule

Je quitte pronctuellement les débats culturels, pour évoquer ma soirée d'hier.

Dîner pro au Pershing Hall en plein coeur du triangle d'or elyséen. La belle Ppershinghall1_4 architecture signée Andrée Putman, le confortable patio clos par un un surprenant mur végétal et la classieuse déco kitsh-seventies me font oublier un instant ma méfiance envers ces restos-bars-lounge avec leur côté chic-tendance épuisant.

Enfoncé dans mon canapé, je profite d'un confortable point d'observation sur l'agitation de toute la ménagerie des beautiful people qui s'affèrent autour des plats de fusion food. Sous une légère bruine d'acid-jazz pas trop envahissante, de gentils "Kens" gèrent l'avancée des plats avec efficacité.

La nourriture est globalement correcte, même si souvent déjà-vu. Seul petit ovni, le "mojito façon pershing" pris en dessert, association originale de textures et de goûts, mais tout de même loin de la grande cuisine.

Soirée somme toute sympathique grâce à mes quatre compères de tablée, mais Pershinghall14_2 l'endroit reste surtout d'un rapport qualité-prix particulièrement salé (150E par tête avec apéro et dijo). Pas de retour prévu, surtout en privé.

Après minuit, dernier mojito dans un bar proche dont le nom ne méritait pas d'être retenu, vient définitivement freiner les aspirations à la dérive et précipite le retour au bercail. Route back home avec quelque chose d'inachevé en tête. Mais le quartier "m'as-tu-vu" reste pour moi difficilement compatible à l'échappée belle.

On reessayera. Bientôt. Ailleurs.

08 mars 2006 dans Gastronomie, Vie nocturne | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)