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Little atomic bomb


Little Atomic Bomb animated by Adam Long
Vidéo envoyée par sabo-tage

Yes General, just give me a little atomic bomb, not to much, just a little. Enough to frighten my love, but I don't have any love.

10 octobre 2007 dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Charles & Léo

 

Après trois ans de consultation, la famille Ferré a convaincu le chanteur d'Orcival de reprendre et finir l'œuvre croisée largement entamée de Léo avec le poète syphilitique Charles Baudelaire. Ferré avait lui-même enregistré deux albums 1957 et 1967 dans lesquels il mettait en musique des poèmes extraits des "Fleurs du mal", dont on célèbre cette année le 150ème anniversaire de la première édition. Il avait conservé un herbier de 22 maquettes piano-voix dictaphoniques qu’il avait remis, avant sa mort en juillet 1993, à sa femme et son fils leur prédisant qu’ils en feraient quelque chose un jour.

Pour Matthieu Ferré, à l’initiative du projet, Murat était le seul à pouvoir porter ce disque, le considérant comme l’héritier spirituel de son père : deux véritables écritures poétiques, deux artistes hors normes, en dehors des formats que le «music business» tend à imposer, deux personnalités irradiantes.
Ce sont donc douze de ces esquisses d'adaptations, que Jean-Louis Murat a enregistré sous forme de reprises-parachèvements, chant et orchestrations maison, dans l'esprit du maître toscan, une sorte de trio au sommet assez subtil où Murat joue le rôle du chamane capteur et résonateur des «obscures paroles» mêlées de Charles et Léo. Sortie prévue le 1er octobre prochain.

Charles_et_lo

Sépulture
Avec ses vêtements ondoyants et nacrés
La fontaine de sang
L'héautontimorouménos
L'horloge
Le guignon
Madrigal triste
La cloche fêlée
L'examen de minuit
Bien loin d'ici
Je n'ai pas oublié
A une mendiante rousse

Ce projet vient comme une évidence, une synthèse, après les adaptations de Murat de Réversibilité de Baudelaire (Dolorès-1996) et Richard de Ferré (Live Divan du monde-1998).

Le disque marque les retrouvailles de Murat avec Denis Clavaizolle, complice de longue date, avec qui il avait notamment collaboré sur Mustango et Dolorès. A noter également la participation de Morgane, de Cocoon, pour les choeurs sur deux titres et pour un duo avec Murat. Enfin un DVD filmé à la Coopérative de Mai pendant le mixage de l'album et qui se focalisera sur la formule piano/voix accompagnera le disque, qui lui, bénéficiera d'arrangements plus contemporains. Pour ce DVD, Murat a ajouté deux chansons aux douze de l'album : Réversibilité évoqué plus haut et Petite de Ferré.

Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse,
La honte, les remords, les sanglots, les ennuis,
Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits
Qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse ?
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse ?

03 août 2007 dans Musique, Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Haïku des pluies


Haïku des pluies
Vidéo envoyée par henryspencer

Sous la pluie rêvant des pluies. Nouvelle divagation d'Henry Spencer librement inspirée de l'élégance de Wong Kar Waï et des saisons de Basho.

21 mars 2007 dans Cinéma, Court-métrage, Divagation, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

A thanksgiving prayer


A thanksgiving prayer
Vidéo envoyée par henryspencer

Redécouverte du court-métrage de Gus Van Sant mettant en image une poésie culte de l'écrivain William S. Burroughs écrite en 1986. Le texte cinglant qui brûle au vitriol tous les symboles manichéens de la Grande Amérique est magnifié par les images d'archives de propagande en surimpression du visage du poète. Des paroles à méditer pour mieux combattre la foi aveugle, celle qui nourrit l'isolationnisme et la peur de l'inconnu.

Thanks for the wild turkey and the passenger pigeons, destined to be shit out through wholesome American guts. Thanks for a continent to despoil and poison. Thanks for Indians to provide a modicum of challenge and danger. Thanks for vast herds of bison to kill and skin leaving the carcasses to rot. Thanks for bounties on wolves and coyotes. Thanks for the American dream, To vulgarize and to falsify until the bare lies shine through. Thanks for the KKK. For nigger-killin' lawmen, feelin' their notches. For decent church-goin' women, with their mean, pinched, bitter, evil faces. Thanks for "Kill a Queer for Christ" stickers. Thanks for laboratory AIDS. Thanks for Prohibition and the war against drugs. Thanks for a country where nobody's allowed to mind the own business. Thanks for a nation of finks. Yes, thanks for all the memories-- all right let's see your arms! You always were a headache and you always were a bore. Thanks for the last and greatest betrayal of the last and greatest of human dreams.

24 décembre 2006 dans Cinéma, Court-métrage, Culture, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Haiku printanier

Spring rain

        conveyed under the trees

   in drops.

Lynch

27 mars 2006 dans Culture, Divagation, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Un début, une fin

Le big bang n'a peut-être jamais eu lieu.

La fameuse théorie bientôt cinquantenaire de l'origine de l'Univers qui veut que le monde tel que nous le connaissons soit né à un moment donné (13,4 Mds d'années), semble particulièrement mise à mal avec la découverte fin 2005 par Mark Dickinson, d'une galaxie massive (HUDF-JD2) dans la constellation de la baleine. Les caractéristiques de cette galaxie tendent à montrer qu'elle serait née avant le big bang!

Big_bang

Passionnant débat qui devrait encore prendre de l'ampleur avec la mise en fonction de nouveaux télescopes permettant de voir au-delà de "la frontière" et relancer d'autres scenarii tels que ceux de l'univers stationnaire et ou de l'univers-plasma.

Sans rentrer dans des considérations ultra-scientifiques dont je me sentirai bien incapable, j'aime à me rappeler d'un homme qui jusqu'à la fin de sa vie, montra sa méfiance et son agacement face à la belle histoire de Georges Lemaître. Pierre Pouquet, puisque c'est de lui qu'il s'agit, considérait cette théorie comme fumeuse et se positionnait de façon originale et révoltée par rapport aux courants scientifiques dominants.

Cette originalité, ce scientifique la cultivait en tout. Dans son travail, un bureau croulant sous les revues et les inventions, dans une vieille maison du Limousin. Dans sa créativité, à la fois poète, écrivain, musicien, génial inventeur, tout était pour lui matière à créer. Dans ses démarches, membre du Centre Européen de Recherche sur la Gravitation, il s'intéressa aux mystères des OVNI, pensant que seul le contrôle de la gravitation dans un milieu éthérique répulsif pouvait être à l'origine des prouesses de vol et de déplacements de ces mystérieux appareils.

Pouquetportrait

Correspondant scientifique au CERG en physique des champs, il publia en 1991 un ouvrage traitant du mythe de l'attraction universelle, l'énergie éthérique et sa maîtrise par les soucoupes volantes, invariant mathématique et moteurs quantiques et mettant en résonnance sa théorie avec celles de huit autres physiciens.

Le big bang a t-il eu lieu ?  Nos atomes fleurissent-ils aux bras des générations spontanées de matière ? Le rayonnement fossile est-il soluble dans les couloirs du Cern ? La naissance et la mort s'étirent-elles à l'infini ? Pierre Pouquet avait-il vu juste ? En parcourant les dernières lignes du livre qu'il écrivit vers la fin de sa vie, je sais qu'il avait au moins raison sur sa vie.

"Maintenant je m'achemine doucement vers ma fin, mais sans aucune rancoeur, sans nulle mélancolie. Ce cor qui serait tenté de me sonner l'alarme, je le fais taire; parce que je me félicite Pierre_pouquet_1 finalement que tout se soit bien passé. Par rapport à ce qui aurait pu être autre de moi, ai-je à me plaindre ? On ne doit point s'insurger contre le pétale qui tombe quand on a joui de la fleur toute entière et qu'elle s'est fânée dans nos mains. Pour moi, s'il m'arrive de croiser en fin de route, l'image de ce que je fus et qui, le rire aux lèvres, s'en va en butinant et en sifflant sa chance pareil à un lutin déraisonnable, je muselle l'envie injuste et peu reconnaissante pour l'accompagner de mes voeux. C'est un bien que la Nature ne se fige point dans ses oeuvres, qu'elle en renouvelle sans cesse les matériaux, efface leur charme au fur et à mesure qu'elle les crée. Une stabilité esthétique règne par le fait, qui n'est troublée ni par les innombrables échanges, ni par les transactions à courts termes des corps. L'un va lâcher le flambeau, un autre s'en empare, et ainsi la Beauté flotte par dessus les Formes, inébranlable comme un grand soleil qui brille dans son hyperespace.

Les heures qui s'ajoutent aux heures font les jours, et les jours se transforment en mois. Chaque fois c'est un plus de ma chute qui s'accentue et l'anéantissement de mon être qui s'affirme. Mais, comme l'espace limite la forme des corps et leur confère leur véritable identité, ainsi la mort qui limitera ma vie lui donnera sa vraie forme et son grand caractère."EUDEMONE OU LA REVOLTE.

A mon Grand-Père

26 mars 2006 dans Culture, Poésie, Sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)