Henry S. tel qu'en lui-même

Dissidence contre la pensée unique

Ma Photo

Les notes récentes

  • Au revoir
  • La romance on the rocks
  • L'écho dans la nuit
  • Les jours du jaguar
  • Soviet supreme
  • Tristan sans Yseult
  • Into the wild
  • La vie incertaine
  • Do androïds dream of electric sheep ?
  • Le tunnel d'or

Les commentaires récents

  • pierrot sur Au revoir
  • M.E. sur La Passion selon Lopouchanski
  • P.M sur Soviet supreme
  • Jacob sur Au revoir
  • wilfried sur Extrait du Journal 1970-1986
  • niki sur Dying like Dean
  • Une personne de passage. sur Charles & Léo
  • Une personne de passage. sur Avec le temps
  • Une personne de passage. sur Tout va bien
  • Une personne de passage. sur L'écho dans la nuit

Catégories

  • Actualité
  • Auvergne
  • Buzz
  • Cinéma
  • Correspondance
  • Court-métrage
  • Créativité
  • Culture
  • Divagation
  • Ecologie
  • Gastronomie
  • Identité
  • Jeux
  • Livres
  • Musique
  • Philosophie
  • Photographie
  • Politique
  • Poésie
  • Religion
  • Sciences
  • Semaine spéciale Inland Empire
  • Semaine spéciale Murat
  • Semaine spéciale Ronde de nuit
  • Sociologie
  • Sports
  • Télévision
  • Vie nocturne
  • Voyages
  • Weblogs

Links

  • ssbsong
  • Lolita on the Empire State Building
  • Henry S. tel qu'en lui-même
  • Dark planneur
  • Last.fm - The Social Music Revolution
  • Bonjour America!

À propos de l'auteur

Ajoutez-moi à votre liste de personnes TypePad
Abonnez-vous à ce blog (XML)
Abonnez-vous à mon Podcast

Archives

  • mars 2008
  • février 2008
  • janvier 2008
  • décembre 2007
  • novembre 2007
  • octobre 2007
  • septembre 2007
  • août 2007
  • juillet 2007
  • juin 2007

Plus...

5. Jean-Louis Murat à la conquête de l'Ouest

Le parcours discographique de Jean-Louis Murat ? Celui d’un trouvère. Des allées et venues de chanteur itinérant, pas franchement fixé – ni sur son art ni sur son sort. Car la vocation du trouvère n’est pas de trouver – un point d’attache, un toit à soi – mais bien de chercher sans fin, de quêter une étoile inaccessible, de battre infatigablement le pays, jusqu’à s’égarer parfois.

6_conqute_ouest Dans l’arbre généalogique de la chanson française, Murat appartient à une sorte de rameau brisé, ou à une souche séparée dont les rejtes disparates pourraient s’appeler Bashung, Annegarn, Manset, Burger ou Vanot. Autant de cousins lointains, trop occupés à se dégager des voies personnelles pour s’enclore dans un lieu commun et qui forment comme une diaspora musicale au sein même de l’Hexagone. S’il est une exception française dans le domaine de la chanson populaire, c’est sans doute à cette cohorte d’exilés de l’intérieur qu’on la doit. Et à cet inconfort particulier que tous ont pu éprouver, dans un pays où les ressources poétiques sont intactes mais où le sous-sol musical s’est irrévocablement appauvri : un pays même pas fichu de sauver son blues à lui, de maintenir ses traditions autrement que dans la gangue sèche et puante du folklore.

6_conqute_ouest_2 Nomades forcés, ces chercheurs d’or sonore, de souffle et d’espace ont, un jour ou l’autre, fatalament lorgné du côté de l’Amérique. Une Amérique non littérale, recomposée, dont ils se sont abstenus de singer les codes. Une Amérique intérieure, même, ralliée en creusant des tunnels imaginaires, dont ils ont voulu atteindre les grandes prairies par des trajets clandestins et les hautes plaines par des défilés tordus.

La conquête de son Far West personnel, Murat l’a engagé progressivement. Souvent de manière ambiguë et désordonnée. Pendant longtemps il n’a paru accorder à la musique qu’un simple rôle de support, décor plus ou moins chiadé devant lequel sa voix, ses textes occupaient sans partage les premiers rôles. Puis à partir de Vénus, il se libère des angoisses de la lourde production pour dénuder sans ménagement sa musique hier frigide. Au fur et à mesure des albums suivants, cette musique, enfin extirpée de l’arrière-plan, deviendra chez Murat un terreau porteur et cultivable : un enjeu territorial, aiguisant ses appétits de pionnier, son désir de trouver un paradis qui lui ressemble.

1981 Suicidez-vous le peuple est mort

Sort juste avant l’élection présidentielle. Les radios commencent à passer le titre qui devient notamment disque de la semaine à Europe 1. Tentaive de suicide d’une jeune fille. Le père débarque à Europe 1 avec un fusil et impose le retrait de la chanson. Coup d’arrêt, image empoisonnée, qui marquera Murat à vie.

1989 Cheyenne Autumn

Bruno Bayon de Libé multiplie les papiers. Tout le monde suit le mouvement. Disque d’or. La critique pointue ne lâchera plus Murat, égérie d’une nouvelle chanson française rock et intellectuelle.

1991 Le manteau de pluie

L’album qui aurait dû l’imposer comme alternative parfaitement « bankable » à tous les faiseurs qui fourguaient et fourguent toujours des litres de melasse aigrelette aux grands réseaux hertziens.

1993 Vénus

Un moment intitulé « Salman », cet album devait décrire la vie quotidienne de l’écrivain Rushdie. Au final, il n’en reste qu’une ligne «  De Salman as-tu des nouvelles ? »  et une œuvre sans concession enregistrée en huit jours.

1996 Dolorès

Au meilleur de son écriture fille de joie et sœur de chagrin, Murat signe un album ciselé qui grogne de plaisir et de douleur, sanguinaire et mielleux comme une saison des amours.

1998 Murat en plein air

Réédition de 3 chansons live saisies dans le recueillement d’une chapelle en Auvergne pour échapper au désoeuvrement de l’été.

1999 Mustango

Outre-atlantique Murat ose ce que peu en France frôlent : l’audace de l’écriture, l’originalité musicale. Disque  enrichi et aéré à la fois, où les mots, moins en vedette et moins lourds de sens, se consacrent davantage à une sorte de phrasé ornemental, traits de couleur accordés à la pâte musicale. Galop d’un mustang indomptable que plus rien n’arrêtera.

2001 Madame Deshoulières

Murat séduit Isabelle Huppert et met en clavecin, luth et viole de gambe les œuvres d’une poétesse du XVIIème siècle, libre-penseur qui égratigna l’absolutisme royal tout en faisant primer plaisirs de l’esprit sur ceux de la chair. Virage à 180° et exercice de style époustouflant.

2002 Le moujik et sa femme

Œuvre brute où Murat compte retrouver l’essence du rock, l’urgence. Une répétition, une prise, en épure cinglante trio guitare-basse-batterie et avec des textes en dents de scie dépriorisés au profit de l’énergie.

2003 Lilith

Conservation de la formule trio pour une œuvre sobre et lyrique, entre folk-rock courtois et ballades rauques. Faux double CD et  vrai triple vinyl à l’image des monuments du rock tel que Woodstock, Yes, George Harrisson. Les mots s’accocient à la qualité du fond et plus touche au mou du chat.

2004 Parfum d’acacia au jardin

Permier DVD de Murat, il s’agit de la prise live d’une session studio en duo avec Camille. Sobre et concentré, un pur chef d’œuvre qui reflète l’intensité des tournées.

2004 A bird on a poire

Parenthèse dans sa discographie, pour la première fois, Murat laisse les commandes musicales à son ami bassiste. Une nature forcément différente, un clin d’œil yé-yé, et des superbes textes à deux voix avec l’envoutante et sublissime Jenifer Charles.

2005 Mockba

Frénésie unique. Trois albums sortent coup sur coup en 2005, dont une reprise de textes de Pierre Jean de Béranger, chansonnier du XIXème siècle, un poème de mille vers adapté sous  trois formes différentes (dvd, livre et CD) et enfin l’album studio Moscou, inspiré d’une nouvelle de Pouchkine présentant une exigence de l’écriture et un mélange de sobriété et d’orfévrerie encore jamais atteint. Apparitions de Camille et Carla Bruni.

Cliquez ici pour télécharger le MP3

04 mai 2006 dans Créativité, Culture, Musique, Semaine spéciale Murat | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

4. Jean-Louis Murat dans le texte

Cliquez ici pour télécharger le MP3

Jean-Louis Murat, ou le seul auteur français à oser articuler le mot « testostérone » dans un couplet, ou à caser « gastéropode, gentiane et Poulidor » dans la même strophe. Une écriture qui ne s’embarrasse ni de rime, ni de métrique, qui ressemble à une éruption de mots, jetés pêle-mêle, têtes par-dessus culs, âpres comme certaines piquettes du cru, coupants comme de la rcohe volcanique. Quelque chose comme le croisement de Ronsard, de Villon, de La Fontaine, de Brel, de Céline, de Dylan.Avec en leitmotiv rituel, des allusions aux mondes végétal et animal, qui associent jaguar et réséda, épervie et dalhia, cormoran et rhubarbe, grive et salsifis….

4_dans_le_texte_1 

« C’est vrai mes chansons ressemblent à la fois à des bestiaires et des herbiers. L’écriture c’est très mystérieux, ça me dépasse. Des fois quand je corrigeais les textes sur la pochette de l’album, je me disais mais merde, où es-tu allé chercher tout ça, toi ? »

03 mai 2006 dans Créativité, Culture, Musique, Semaine spéciale Murat | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

3. Jean-Louis Murat et Che Guevara

Hântise des animateurs télés, terreurs des journalistes, Jean-Louis Murat à la réputation, dans le métier, comme on dit, d’être un sacré emmerdeur. Un empêcheur de marketer tranquille. Quand on lui reproche d’y aller un peu fort, de manquer de diplomatie, de ne ménager ni la chêvre ni le chou mais de les bouffer tout cru, lui le fan 3_che_guevara_2 de Dylan et Neil Young, a une réponse toute prête : « S’exprimer comme ça, ça fait partie de la musique que j’aime. Le rock’n’roll, c’est le contraire du politiquement correct. C’est comme balancer un larsen. Jouer avec la saturation, ça suppose un certain franc-parler. Le rock est une musique de la franchise, pas de faux cul.. C’est pour ça que c’est immortel. Pas comme la variété… On me dit souvent que je suis méchant et misanthrope, mais c’est faux. Y a pas plus gentil que moi, je suis même un vrai nigaud. Je ne suis pas fanatique de l’espèce humaine, c’est vrai, mais j’en aime quand même une bonne moitié : tout ce qui est féminin… »

Comme Keith Richards avait le sens du riff, Jean-Louis Murat a celui de la formule. Celle qui fait du bruit. Mais ce qui lui a toujours fait défaut, c’est un amplificateur. Murat aurait pu être à la variété - qui n’a jamais voulu de lui, ce que José Bové est aujourd’hui aux OGM. « Ma maison de disque m’a convoqué des dizaine de fois parce qu’elle ne comprenait pas pourquoi moi, le bougnat, je ne me lançais pas dans l’humanitaire ? Pourquoi je n’allais pas soutenir la confédération paysanne avec Manu Chao. Il ne m’aurait pas fallu grand chose pour devenir le Che Guevara de service : un béret, « No parasan » tatoué sur l’épaule , et je vendais 500 000 albums au lieu de 100 000. Mais j’ai toujours senti que si je faisais un truc pareil, je mettai un genou à terre. » Et c’est toujours la même histoire, du franc tireur qui se met une balle dans le pied.

3_che_guevara Murat le ténébreux, Murat l’illusionniste, Murat l’alchimiste, Murat l’emmerdeur, imprévisible imprécateur qui, dans le même mouvement, peut flirter avec l’émotion la plus nue et balancer un déluge de feu sur un métier auquel il ne pardonne pas son manque de clairvoyance et d’audace.

Finalement, on donnerait pourtant le bon Dieu sans confession à ce bougre d’ours, aussi charismatique que mal léché, lorsqu’il explique : « Je suis assez facile à vivre comme garçon. Mais pour plein de raisons, qui remontent sûrement en partie à l’enfance, je n’ai aucune confiance en moi. Alors, quand je ne me sens pas à l’aise, je deviens facilement arrogant. J’en fais des tonnes. C’est con, je sais. Mais je n’ai pas trouvé d’autre moyen pour conjurer la trouille. En conséquence, je me traîne une réputation de prétentieux ? En fait, c’est de la timidité mal maîtrisée. »

Qu’on se le dise : Murat n’est donc pas l’infréquentable qu’on croit. Joyeux déconneur pour ses potes Rancheros ; fêtard flamboyant, ou solitaire contemplatif, selon le jour et l’heure ; sportif pratiquant, accro de foot et de cyclisme ; généreux donateur d’inédits sur le net, interlocuteur disponible, patient et attentif pour peu qu’on ne le « cherche » pas : ainsi va le candide grognon.

Cliquez ici pour télécharger le MP3

02 mai 2006 dans Créativité, Culture, Musique, Semaine spéciale Murat | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

2. Jean-Louis Murat ou l'exception culturelle

2_exception_culturelle_1 Qu’est ce qui ne tourne pas rond chez Jean-Louis Murat ? Pour moi, la France est une ménopausée dépressive et imbaisable. La preuve, c’est qu’il n’y a plus que Johnny et Patrick Bruel pour la faire crier. Quand je pars en tournée, j’ai vraiment l’impression de baiser une morte. Je me retrouve face à des gens qui, toute l’année, contentent leurs petits estomacs avec les sous-produits de la culture américaine, et qui collent chez eux des posters de José Bové….Je me demande jusqu’à quand ce pays va faire le grand écart entre ce qu’il dit et ce qu’il fait, avoir des pratiques culturelles qui sont contraires à son discours ? On ne peut pas tenir un langage de vertu et se vautrer dans le vice aussi longtemps sans friser le déchirement. C’est très troublant pour quelqu’un comme moi dont la discothèque est contituée à 99% de disques anglo-saxons, et dont les trois quarts des livres onté été écrit par des américains. Car c’est tout ce qu’il me reste : Dylan, le Crazy Horse, William Faulkner, Ginsberg, les Stone, Burroughs, ce sont eux qui m’ont fait, je ne peux pas aller contre. Les philosophes aiment la Grèce, eh bien moi j’aime le blues, donc le Mississippi. Quand les français, et plus généralement les européens, auront réussi à formuler que le salut de leur culture est dans l’acceptation de sa profonde dualité, que Trenet n’aurait pas existé sans Louis Armstrong, que Ray Ventura a tout piqué à Duke Ellington, et que les chansons de Brassens ressemblaient étrangement à des thèmes de jazz, on aura fait un grand pas. »

La France et les media ont perdu sa trace. Irrémédiablement. « On me trouve souvent énérvé contre le business. Je ne pourrai jamais oublié les années passées à faire le tour des Labels avec ma maquette sous le bras., ni les dégâts du système sur mes potes musiciens. Tous les gens du business je les ai vus plusieurs fois. Ils m’ont tous jeté, entre deux portes. J’ai eu le temps d’accumuler. Je ne sais pas par quel miracle j’ai tenu…Théoriquement, j’aurais dû laisser tomber. Je pense que le business fonctionne toujours un peu comme ça. Il est tellement mou, tellement lent, tellement indécis, il a si peu de goût, qu’il décourage beaucoup de gens, qu’un tas de talents passent à la casserole. Le niveau qu’on a en France, c’est largement dû à ça.

Et d’ajouter avec ce mélange d’analyse judicieuse et de mauvaise foi patentée qui fait son charme pervers : « Je crois qu’il y aura encore deux ou trois générations de chanteurs français et que ce sera terminé. On est en roue libre, y a plus personne qui pédale. Moi, je me sens un peu l’éboueur de la chanson, je ramasse tous les restes, je récupère. Je pille l’épave, le site archéologique. Je me vois comme une sorte d’ethnologue. »

2exception_culturelle_2   

Il souhaiterait sortir un disque tous les six mois mais dénonce encore une fois le frein des maisons de disque. Il explique qu’à l’époque des Beatles, cette cadence filtrait les talents et mettait une telle pression que les artistes crachaient la quintessence. Il prône la concurrence forte et réclame à l’instar de Baudelaire que le talent prenne sa dimension créative à travers la productivité.

L’exception culturelle à condition de se comporter exceptionnellement.

Cliquez ici pour télécharger le MP3

01 mai 2006 dans Créativité, Culture, Musique, Semaine spéciale Murat | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

1. Jean-Louis Murat regarde le monde tourner

1regarde_monde_tourner_1 On dirait la chanson des Beatles The Fool on the hill…Du haut de son promontoire auvergnat, face à une chaîne de volcans éteinte depuis des lustres Jean-Louis Murat regarde le monde tourner. Avec la commisération du sage et l’agacement du rebelle.Ca fait déjà un quart de siècle que la pâtre bourru de la chanson française joue les francs-tireurs marginaux. Il est un sac de nœuds, une pelote d’épingle, un casse-tête chinois, un puits de contradictions. Une énigme. N’empêche. L’ombrageux auvergnat à la voix de nuit cosmique s’est construit en vingt-cinq ans une œuvre aussi singulière qu’importante. Il a peaufiné un univers d’expérimentations musicales à part, ténébreux et bucolique. Un fleuve de chansons (plus de mille dans des malles) qui, côté textes, roulent une poésie luxuriante, inventive, charnelle, spontanée et chantournée à la fois. Tentative de fusion entre la libre parole des troubadours du Moyen Age, les fulgurances rimbaldiennes et la saveur 1_monde_tourner_1 terrienne des bluesmen du delta. « Je suis l’enfant caché de John Lee Hooker », rigole Murat, histoire d’expliquer son ancrage dans une certaine musique américaine inoxydable, plutôt que dans la famille chanson française avec laquelle il prétend ne se sentir aucune affinité. Une musique impossible à dater, comme l’âge exact du capitaine, qui rentre son périscope dès qu’on tente de lui faire décliner son état civil : « j’ai pris dix ans au démarrage. Tout le monde avait déjà fait trois tours…Il faut que je rattrape le temps perdu ! ».

Voici donc le point de départ d’une semaine spéciale consacré à l’artisan envouteur, le boulimique talentueux, le résistant intellectuel, l’insupportable hérault, l’iconoclaste maladif, auteur compositeur interprète Jean-Louis Murat.

Cliquez ici pour télécharger le MP3

30 avril 2006 dans Créativité, Culture, Musique, Semaine spéciale Murat | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)